cueilleur d’essaim
Récolte d’un essaim au nord de la Rochelle
Récolte d’un essaim sur le mur du club de voile de Fouras. Merci à la mairie et au club de voile.
Les abeilles de Mathilde et Emmanuelle ont été installée dans une ruche tronc à quelques kilomètre de La Rochelle.
Récolte d’un essaim à proximité de la Place du marché à La Rochelle.
Merci à Philippe qui a pensé à nous appeler ainsi qu’à Mathilde et Emmanuelle qui ont participé à la récolte de l’essaim.
Après plus de 3 heures de tentative, nous avons malheureusement du nous résoudre à laisser l’essaim.
Le pulvérisateur contient de l’eau. Lorsque l’on pulvérise sur la grappe d’abeille, elles ont tendance à rester grouper et à moins voler.
Mise en place d’un « essaim récolté » dans une ruche en bois tressé (ici le chapeau a été réalisé avec un gros pot de fleur retourné + torchis).
Cette année, la période d’essaimage a été perturbée par la pluie et le froid relatif. Nous avons récolté le premier essaim le 2 mai à Etaules en Charente-maritime.
L’idée étant de réaliser des éléments de la taille d’une ruche warré.
Joël est un apiculteur passionné, mais pas seulement des abeilles. Il est également savonnier et reconnaît avoir une préférence pour cette activité.
Son savonnier est situé au pied des Pyrénées dans le petit village de Jacque, tout près de Tarbes et de Lourdes.
Joël fabrique tous ses savons de façon artisanale. Il veille à la qualité des matières premières utilisées afin de réaliser un produit fini de qualité.
Il a notamment choisi une production par la transformation d’huiles végétales, ce qui est de plus en plus rare en France.
Joël est également un protecteur de la nature, il n’utilise aucune huile de palme pour ses savons. Il participe ainsi à son niveau à la lutte contre la déforestation.
Pour avoir de plus amples détails, nous vous invitons à vous rendre sur le site de La savonnerie des abeilles en cliquant ici.
1) Le contexte
Les OGM présentent des risques pour l’environnement, la santé et les équilibres sociaux. La culture des OGM en plein champ est source de pollution génétique parce qu’elle menace la biodiversité et contamine les filières agricoles traditionnelle et bio.
Les OGM enrichissent les grandes multinationales comme Monsanto ou Bayer. Elles présentent les OGM comme la solution à la faim dans le monde. Mais pourtant 99% des céréales génétiquement modifiées n’ont pas un rendement supérieur aux céréales traditionnelles. Elles ne sont par exemple pas résistantes à la sécheresse.
De plus, les OGM appauvrissent les petits paysans, standardisent les pratiques agricoles et mettent en danger la biodiversité. Ils vont à l’encontre d’une agriculture durable.
2) Conséquences et risques
Voici une vidéo de 4min éditée par Greenpeace qui montre les conséquences et les risques liés aux principales cultures d’OGM, à savoir le maïs, le soja, le coton et le colza.
3) Le maïs MON 810
C’est un maïs transgénique insecticide produit par la firme américaine Monsanto. Il s’agit de l’un des plus anciens OGM: sa culture a débuté au milieu des années 1990 aux États-Unis. Destiné à l’alimentation animale, ce maïs est modifié pour produire une protéine qui le protège des attaques de deux chenilles.
Le 29 novembre 2011, le Conseil d’Etat a annulé l’interdiction de la culture du maïs MON 810. Les semences ont été distribuées en janvier dans les fermes. En effet, la filière a été organisée pour semer plusieurs millions d’hectares d’OGM cette année.
Récemment, le gouvernement français a interdit « provisoirement » la culture du maïs Mon810.
En raison de la proximité de la période des semis, « le ministre de l’Agriculture français a décidé de prendre une mesure conservatoire visant à interdire « temporairement » la culture du maïs MON810 sur le territoire national afin de protéger l’environnement », voilà ce qu’on peut lire dans un communiqué.
Pour les anti-OGM ce n’est pas encore l’interdiction complète mais c’est déjà une victoire, même si certains soulignent que des semis ont déjà pu avoir eu lieu.
Pour les apiculteurs, dont les abeilles sont menacées par ces cultures, cette interdiction est synonyme de bonne nouvelle.
4) Les impacts sur l’apiculture
Le miel contentant du pollen de maïs MON 810 devra être interdit à la vente ou obtenir une autorisation préalable. Il en est de même pour tous ses produits dérivés selon déclaration de la Cour de Justice européenne en septembre 2011.
Le pollen alors issu du maïs MON 810 n’est pas autorisé pour la consommation humaine. Par conséquent, il suffit que le miel en contienne des traces pour en être retiré de la vente. Les apiculteurs suspectés d’être contaminés par le pollen de l’OGM Monsanto ont donc interdiction de vendre les produits issus de leurs récoltes
Des études ont montré que les abeilles pouvaient récolter en abondance le pollen du maïs et ce au-delà de trois kilomètres. En France, la culture du maïs couvre plus de trois millions d’hectares répartis sur l’ensemble du territoire.
5) Les mesures à venir
La réglementation européenne prévoit la possibilité de prendre « les mesures nécessaires pour empêcher la présence accidentelle d’OGM dans d’autres productions ».
Les recommandations de la Commission européenne prévoient le respect d’un principe de proportionnalité, en laissant aux Etats une large autonomie dans l’organisation de la mise en culture des plantes transgéniques de manière à « tenir compte de leurs spécificités régionales et nationales », y compris en créant de « vastes zones du territoire » où les cultures transgéniques seraient exclues.
Une mesure d’interdiction est donc « nécessaire » et « proportionnelle » puisque la situation du miel n’est toujours pas réglée au niveau des institutions européennes : le pollen de maïs MON 810 est un produit pour l’heure interdit dans l’alimentation humaine, qui ne peut donc se retrouver dans aucun produit destiné à la consommation.
Ainsi, la seule mesure à même d’atteindre les objectifs annoncés est l’interdiction définitive de la culture du maïs MON 810, le temps que la situation du miel vis-à-vis des OGM soit réglée par les institutions européennes.
La mention « sans OGM » apparaîtra sur les produits alimentaires dans les rayons de la distribution. Le décret, paru la 31 janvier, indique que les ingrédients d’origine végétale (farine, amidon) pourront porter la mention « sans OGM » s’ils sont issus de matières premières contenant moins de 0,1 % d’OGM. L’étiquetage des ingrédients d’origine animale (lait, viande, œufs) comporte deux déclinaisons : « nourri sans OGM (< 0,1 %) » ou « nourri sans OGM (< 0,9 %) ». Les ingrédients d’origine apicole (miel ou pollen) pourront être étiquetés « sans OGM dans un rayon de 3 km ». Ces règles sont applicables à compter du 1er juillet.
6) Contestations contre Monsanto
Le géant américain Monsanto a été jugé »responsable », lundi 13 février, à Lyon, de l’intoxication à l’herbicide en 2004 d’un agriculteur français, ouvrant la voie à des dommages-intérêts, ce qui constitue une première en France.
Cliquez ici pour lire la suite de notre article
Jacques Maret, paysan bio, va peut-être remporter une bataille contre le fabricant du Roundup express. Il en est déjà à sa sixième plainte au sujet d’un produit qu’il juge dangereux.
Éleveur d’un troupeau de bovins depuis seize ans, à Saint-Laurent-de-la-Prée, près de Rochefort, il s’est spécialisé dans le veau sous la mère. Une profession accaparante, qui ne l’empêche pas de mener son combat « pour la santé publique ».
Avec le soutien de Générations Futures, Jacques Maret s’est notamment lancé à l’assaut de Monsanto, le géant américain des produits phytosanitaires. Le produit visé n’est autre que le Roundup express, un herbicide vendu au grand public dans les jardineries.
Cette bataille, entamée en 2008, pourrait lui offrir un premier épisode victorieux d’ici quelques jours. Car voilà deux semaines, à la suite d’un dépôt de dossier auprès du Conseil d’État, le rapporteur public a ordonné le ministre de l’Agriculture à réaliser un nouvel examen du désherbant, considérant qu’il contient des substances « actives ».
Plus de 300 000 agriculteurs américains, majoritairement cultivant du bio, ont introduit une action en justice contre Monsanto afin d’obtenir le droit de semer librement et de ne pas être poursuivis pour violation de brevets en cas de contamination de leurs champs par des OGM.
Par le passé, plusieurs agriculteurs ont en effet déjà été condamnés pour violation de droits de propriété intellectuelle après que des semences génétiquement modifiées ont été retrouvés dans leurs champs, le plus souvent emportés par le vent.
Les agriculteurs ne demandent aucune indemnisation. Leur action ne vise qu’à obtenir un jugement déclaratoire qui empêcherait Monsanto de leur demander des indemnités en cas de contamination de leurs cultures.
I Le bilan sur les ruches
Comme nous, les abeilles ont dû faire face à cette vague de froid qui s’est abattue sur le territoire cet hiver. Février a donc été un mois de transition entre la fin de l’hiver et le début du printemps. C’est également un mois critique pour les colonies les plus faibles qui peuvent alors mourir de faim.
Les hivers trop longs, trop froids, sont d’ailleurs défavorables car la santé et la force des colonies s’en ressentent.
En effet, les colonies sont au repos maintenant depuis un long moment, les sources de nectar et de pollen sont inexistantes ou presque, les réserves de la ruche s’épuisent, le froid empêche des abeilles de sortir et de fait, les organismes se fatiguent. Alors que dans le même temps, du jeune couvain apparait.
Les jours quant à eux se rallongent, parfois un peu de chaleur envahit la ruche et les abeilles se dégagent les unes des autres, on dit que la grappe se disloque.
Les abeilles sortent alors pour faire un vol de propreté, c’est-à-dire qu’elles évacuent les déjections stockées dans leur ampoule rectale. Les fleurs apparaissent (noisetiers, premières marguerites, bientôt les saules et en Provence, romarins et thyms…).
L’activité apicole redémarre non pas avec le nectar, mais le pollen que les abeilles commencent à rentrer car le pollen sert à nourrir les larves.
Les réserves de pollen et de miel sont également davantage consommées, la gelée royale est de nouveau disponible, la ponte de la reine redémarre vraiment. Le cycle de développement de la colonie est amorcé.
Les apiculteurs vont commencer les premières visites sanitaires pour faire état de leur cheptel et évaluer leurs pertes.
Aujourd’hui on peut estimer une perte qui malheureusement évolue peu, de 20 à 30 % au niveau national; ceci est une moyenne et non pas une réalité ainsi, certain élevages subissent jusque 80 % de pertes.
Avec cette période fraiche, les apiculteurs doivent faire attention aux provisions de leurs ruches et si nécessaire les aider.
Les premières miellées d’avril ne vont pas tarder et tout l’art de l’apiculteur est de faire gonfler ses ruches, afin d’avoir le bon nombre de butineuses pour ramasser suffisamment de nectar qui nous permettra de nous lécher les babines.
(Écrit avec l’aide de Claude Poirot, apiculteur en Vendée).
Le point par apiculteur :
Pour consulter le résumé de chaque apiculteur sur l’hivernage, c’est par ici
II Du côté des apiculteurs
De nouveaux apiculteurs nous ont rejoints !
C’est encore une fois grâce à vos parrainages que ces apiculteurs ont pu s’engager auprès d’Un toit pour les abeilles.
Luc HENNION a notamment remplacé Didier AUVRAY qui est parti sur d’autres projets. Luc est apiculteur depuis 4 ans maintenant. Il a débuté sa passion avec quelques ruches et il compte bien augmenter son rucher de façon suffisante pour lui permettre de développer son activité de pollinisation, ainsi que la vente d’essaims, en parallèle à la vente des produits de la ruche (miel, pollen…).
Ses ruches sont situées dans le département du Nord. Les récoltes espérées sont des miels toutes fleurs, avec certainement des miels de fruitiers et de colza suivant les types de pollinisation exercés.
Nicolas DESFORGES est apiculteur dans le Nord de la Seine et Marne depuis 2010. Il est fasciné par le monde des abeilles et sensibilisé aux problèmes de la biodiversité. Nicolas prévoit d’augmenter progressivement son nombre de colonies et de n’avoir que des ruchers sédentaires.
Son rucher est en zone urbaine à quelques km à l’Est de Paris sur les toits du Centre Scientifique et Technique du Bâtiment. Cet emplacement privilégié est situé aux abords du Château de Champs sur Marne et de son parc. A proximité, les abeilles peuvent également butiner dans les bois de Grâce et les bords de Marne. Le miel récolté sera polyfloral.
Thierry COLIN est un jeune apiculteur amateur vivant en Alsace. Il a d’abord commencé en 2010 avec une ruche, puis 6 en 2011. Il espère passer à une dizaine de ruches cette année. Thierry est passionné par la nature et le maintien de la biodiversité pour les générations futures. C’est ce qui l’a conduit vers l’apiculture.
Les ruchers de Thierry sont tous deux adossés à une forêt d’Acacias qui est sa plus grosse production. Sa seconde production est un miel polyfloral constitué de fleurs de prairie, tilleuls, cerisiers, pommier… Selon les récoltes, Thierry offre donc un miel toutes fleurs ou d’acacias.
III Info pratiques
Vous souhaitez avoir vos ruches ? Petit rappel de la réglementation.
Quelques petites règles à se rappeler. Tout possesseur de ruches doit faire une déclaration à la DDPP (Direction Départementale de Protection des Populations)
Pour ce faire, vous devez avoir, si vous faites des cessions de miel, un SIRET.
Dans le cas d’une consommation personnelle, un NUMAGRIT est suffisant.
Vous vous devez également d’avoir un cahier d’élevage et après, pour la pose de ruches, attention les règles de bon voisinage existent et des distances pour les installations doivent être respectées. Chaque département a des règles spécifiques, pour ce faire renseignez-vous auprès de vos mairies ou en préfectures.
Dans le cadre de la préservation de la biodiversité, Quileveut.fr, site de dons d’objets s’engage auprès d’Un toit pour les abeilles.
Pour chaque annonce déposée, Quileveut, parraine une abeille et in fine, des ruches.
1 annonce déposée = 1 abeille parrainée
En déposant vos annonces, vous donnez ainsi une seconde vie à vos objets, rendez service à quelqu’un et en plus, vous participez à protéger la nature.
Découvrez maintenant Quileveut.fr
et également en appli sur Apple store : ici
Quileveut.fr est un site de dons d’objets 100 % gratuit et qui s’engage dans la protection de la nature en sponsorisant des abeilles.
Sans abeilles, nous n’aurons plus de fleurs, de fruits et légumes.
Alors donnons !
Le piégeage du frelon asiatique fait parler de lui en ce moment. En effet, nous sommes dans la période où les reines fondatrices sortent de leur refuge d’hiver, elles s’alimentent et chacune d’elles recherchent un endroit pour construire un nid.
De nombreux apiculteurs utilisent des pièges à frelons avec des bouteilles plastiques et un mélange sucré type bière-sirop afin de les attirer.
Cependant certains vont encourager cette démarche tandis que d’autres diront que ce n’est pas efficace car la vitesse de reproduction de ce prédateur est très rapide et que le piégeage de reines ne signifie pas pour autant la destruction du nid, d’autant que ces pièges attirent également d’autres insectes
« non visés ».
Il est vrai qu’il vaut mieux agir que de ne rester sans rien faire mais les scientifiques recommandent quelques tests et un peu de recul sur ces pièges.
Voici un lien sur le piège qu’a construit un monsieur qui nous parait assez efficace mais également restant à prouver :
Cliquez ici pour voir le schéma de construction
Voir la vidéo de présentation du piège
Voici également un mode d’emploi que vous pouvez utiliser pour fabriquer votre propre piège à bouteille :
Quelques photos de la réalisation de la garniture en torchis. Pour plus de détails :
Un toit pour les abeilles vous présente le verger de variétés anciennes des apiculteurs Chantal JACQUOT et Yves ROBERT, ainsi que leur rucher de pollinisation au Clos du Chêne, situés sur la commune de Jugy.
Sur une surface de 650 m2, Chantal JACQUOT et Yves ROBERT vont planter 16 pommiers de variétés anciennes, espacés de six mètres entre eux
(Belles fleur jaune, Châtaignier, Cusset, Croque…).
Parmi les variétés disponibles chez le pépiniériste, ils ont choisi celles spécifiques à leur région (Saône-et-Loire et Val de Saône). La plantation d’une haie naturelle et mellifère permettra quant à elle d’isoler le verger des cultures voisines.
Ainsi, leur verger va donner plus de fruits que ce qu’on peut imaginer. En effet, un verger diversifié sur une surface de seulement 10 ares peut approvisionner en fruits toute une famille.
Or, l’immense majorité des vergers familiaux traditionnels ont été abandonnés et détruits. Ce sont des écosystèmes riches qui ont ainsi disparus, laissant des vides dans les paysages ruraux.
Aujourd’hui, l’achat de fruits traités, calibrés et conditionnés n’a plus autant la faveur du public. La (re-)création d’un verger ou la sauvegarde d’un verger traditionnel sont à nouveau d’actualité…
La pollinisation des fruitiers du verger est réalisé par un petit rucher composé de quatre ruches de type Warré de l’exploitation apicole de Chantal Jacquot.
En effet, La pollinisation des pommiers dépend de la présence d’insectes pollinisateurs. Les abeilles ont une place de choix dans un verger conduit naturellement. De plus, elles sont de bonnes indicatrices de la qualité de l’environnement.
Cette initiative a reçu l’agrément et le soutien financier du Conseil Régional de Bourgogne en 2011 dans le cadre de l’appel à projet vergers conservatoires, relatif aux actions de préservation de la biodiversité en Bourgogne.
Il s’agit de paniers à abeilles bien sûr…
Il seront ensuite recouvert de torchis (terre + paille) et d’un « toit » de chaume (paille de seigle ou jonc).
La réalisation du tressage est simple et rapide (1 heure par ruche).
Le tribunal de Lyon a reconnu ce lundi la responsabilité de Monsanto dans l’intoxication de Paul François, un agriculteur charentais, par un puissant herbicide en 2004.
Le jugement a ouvert la voie à des dommages et intérêts, ce qui représente une grande première en France. Mais Monsanto ne compte pas en rester là puisque la société envisage de faire appel de sa condamnation.
Les faits remontent au 27 avril 2004. Ce jour-là Paul François a reçu en plein visage des vapeurs de Lasso en ouvrant la cuve d’un pulvérisateur. Ce produit est un puissant désherbant produit par Monsanto, leader mondial de l’agrochimie.
L’agriculteur est alors pris de nausées et d’évanouissements. D’autres troubles apparaissent, l’obligeant à interrompre son activité pendant près d’un an (bégaiements, maux de tête, troubles musculaires, vertiges).
En mai 2005, un an après avoir inhalé les vapeurs, des analyses relevaient dans son organisme des traces de monochlorobenzène, un solvant présent pour moitié dans le Lasso, au côté du principe actif, l’anachlore.
Trois ans plus tard, celui qui est devenu le porte-parole des victimes des pesticides obtenait en justice que ses troubles soient reconnus comme maladie professionnelle par la Mutualité sociale agricole. Il lançait alors une procédure en responsabilité civile contre Monsanto.
A l’audience, le 12 décembre 2011, devant la 4è chambre civile du TGI de Lyon, son avocat, Me François Lafforgue a reproché à Monsanto d’avoir «tout fait pour laisser le Lasso sur le marché» alors que sa dangerosité avait été établie dès les années 1980, d’où son interdiction au Canada, en Angleterre et en Belgique. Ce n’est qu’en 2007 qu’il a été retiré du marché français.
Selon Me Lafforgue, Monsanto aurait aussi manqué à son «obligation d’information» en ne détaillant pas la composition du produit sur l’étiquette, et en n’avertissant pas des risques liés à l’inhalation, ni de l’obligation de porter un masque.
Rappelant qu’il n’y avait eu «aucun témoin» de l’accident, la défense de Monsanto, Me Jean-Philippe Delsart, a mis en doute la réalité de l’intoxication. Et souligné que les problèmes de santé n’étaient apparus que plusieurs mois après, alors que, selon lui, le monochlorobenzène est très vite évacué par l’organisme.
Mais le tribunal peut aussi simplement «ordonner une expertise pour déterminer si les maladies de Paul François», désormais invalide à 50%«sont en lien ou pas avec son accident», a-t-il dit.
Selon l’association «Générations futures», «si le juge venait à reconnaître la responsabilité de Monsanto dans cette affaire, cela constituerait une première et ne permettrait plus aux firmes de se (défausser) sur le gouvernement ou les utilisateurs eux-mêmes».
Fin janvier, Bruno Le Maire a notifié à la Commission européenne un projet d’arrêté visant à définir les conditions de la coexistence. Ce texte, téléchargeable sur le site de la Commission européenne , confirme les craintes des organisations paysannes, apicoles et environnementales : Bruno Le Maire a choisi son camp, celui de la contamination par les OGM !
Certains membres du gouvernement ont avoué la fragilité du moratoire devant les juridictions, et cela signifie que des cultures d’OGM pourraient intervenir en avril ou en mai. Malgré cela, Bruno Le Maire organise la coexistence la plus laxiste d’Europe. Le texte prévoit pour le maïs :
- Au choix, 50 mètres entre une parcelle GM et une culture non GM interféconde ou « l’implantation (…) d’une bordure d’une largeur minimale de 9 m constituée d’une variété de maïs non génétiquement modifié » ;
- Pas une ligne pour protéger l’apiculture (pour rappel, du miel contenant du pollen de maïs MON810 est invendable puisque Monsanto n’a pas demandé d’autorisation de ce pollen dans l’alimentation humaine ) ;
- Pas une fois n’est mentionnée l’agriculture biologique ;
- Rien n’est dit pour éviter les contaminations des variétés locales de maïs population, dont les agriculteurs ressèment chaque année une partie de leur récolte ;
- L’étiquetage « sans OGM », qui vient de faire l’objet d’un décret ne bénéficie d’aucune protection particulière ;
- Aucune explication n’est fournie quant à l’absence de prise en compte des recommandations du CEES du Haut Conseil des Biotechnologies (HCB) – en, l’espèce ce sont plutôt les préconisations de l’Association générale des producteurs de maïs qui ont été suivies.
Si ce projet était définitivement adopté, il signerait l’arrêt de mort de l’apiculture française, de l’agriculture biologique et des semences paysannes. Nous dénonçons ces mesures en faveur d’une coexistence qui signifie la fin des filières agricoles et apicoles de qualité, cohérentes avec un développement soutenable.
Nous dénonçons le double-langage du gouvernement : d’un côté, il n’a de cesse de répéter qu’il adoptera un moratoire et de l’autre, il prépare en sous main la culture hégémonique du MON810. Avons-nous encore besoin de rappeler que les Français n’en veulent pas ?! Il est inadmissible que le gouvernement se soumette au lobby au détriment des promesses faites aux citoyens !
Nous demandons instamment le retrait de ce projet de texte et l’application de la loi sur les OGM que le gouvernement a lui-même faite voter en 2008. La mise en œuvre de la loi passe par l’interdiction de la culture des OGM dans toute zone à proximité de ruchers, de cultures bios et de maïs population. Dans ce double-jeu pré-électoral, les citoyens, l’agriculture bio et l’apiculture ne seront pas les dindons de la farce.
Contact :
- Confédération Paysanne : Guy Kastler, 06 03 94 57 21
- FNAB : Daniel Evain, 06 84 06 64 38
- FNE : Lylian Le Goff, 06 72 15 22 25
- Les Amis de la Terre : Patrick De Kochko, 06 17 06 62 60
- UNAF : Jean-Marie Sirvins, 06 89 37 06 12
Le frelon asiatique a été introduit accidentellement en Lot-et-Garonne en 2004, par l’importation de produits commerciaux chinois. En 2011, le frelon a envahi plus d’une quarantaine de départements français et commence à se répandre dans le reste de l’Europe.
Son expansion pose de nombreux problèmes :
- environnementaux : le frelon est un prédateur de nombreux insectes;
il pourrait ainsi diminuer la biodiversité,
- économique : le secteur apicole (le frelon chasse les abeilles) est touché,
- de santé publique : des attaques ont été signalées sur des personnes.
Les chercheurs étudient la biologie et l’écologie de cette espèce invasive,
ceci afin de mettre au point des moyens de prévention et de lutte adaptés, comme un piège sélectif. Les données (scientifiques, piégeages) seront mises à disposition des apiculteurs, des pouvoirs publics, du public dans le but de protéger les ruchers, les personnes et de lutter contre cette espèce de frelon.
___________________________________
La conférence sera tenue par Eric DARROUZET (maître de Conférences à l’Université de Tours) le :
Mardi 7 Février à 20h30
Salle Léopold Sédar Senghor
1bis rue de la Préfecture
Tours
Un toit pour les abeilles souhaite vous présenter ce mois-ci l’entreprise
MY NATURE BOX. Il s’agit d’une entreprise familiale du Maine et Loire qui conçoit et fabrique sur mesure des meubles et des stands en carton recyclé.

Lors d’un salon, les créateurs de MY NATURE BOX ont pu remarquer que la plupart des entreprises qui exposaient utilisaient des matières peu respectueuses de l’environnement pour leur stand.
Ils ont donc eu l’idée de proposer des solutions éco-responsables pour permettre aux entreprises de pouvoir créer des évènements, tout en réduisant leurs impacts sur l’environnement.
Vous trouverez alors chez MY NATURE BOX des meubles en carton pour aménager votre stand, des objets publicitaires conçus en matières recyclées, des éléments de communication (roll-up, beachflag…), mais aussi de la vaisselle bio-dégradable, des plantes dépolluantes et des plantes stabilisées.

Et comme chez nos abeilles, les plaques utilisées pour la conception des meubles sont en carton alvéolé, ce qui permet de le renforcer. D’ailleurs, ce carton est aussi appelé « nid d’abeilles » !
La colle utilisée pour assembler les meubles est à base d’eau.
Pour ce qui est des autres produits proposés, MY NATURE BOX a sélectionné ses partenaires selon des critères écologiques.
Leurs clients peuvent alors trouver tout le nécessaire pour mettre en place leur évènement, et ce en respectant l’environnement.
Alors si vous avez un projet de salon, un stand ou un bureau à aménager, nos abeilles vous conseillent de cliquer sur www.mynaturebox.com ou même par simple curiosité !

Et si vous souhaitez les contacter :
Tel: 02 41 95 38 64
Cel: 06 27 32 04 01
Email: contact@mynaturebox.com
Comme nous vous le racontions, Un toit pour les abeilles a été récompensé aux Trophées du Business vert et a obtenu le prix du « coup de cœur des internautes ».
Article publié le 12 décembre 2011 (voir l’article)
Le Sud Ouest a souligné cette récompense et a donc consacré un article à
Un toit pour les abeilles.
Voir l’article paru dans le Sud Ouest
C’est avec seulement 6 mois de retard
que nous mettons en ligne les photos des enfants de l’école primaire de Fouras en visite sur le rucher.
Au programme : jeux et déguisements autour de l’abeille, présentation du métier d »apiculteur et visite aux abeilles.
Chaque enfant a pu découvrir le fonctionnement d’une ruche et repartir avec un pot de miel.
Un merci particulier à Marie-Paule et Alain de la fédération apicole Charente-Maritime (FACM) pour leur aide tout au long de la journée.
Cette semaine, nous avons commencé la préparation des ruches troncs. Voici notre méthode (simple et rapide) :
Cet article est la suite l’article publié le 21 novembre 2011 (voir l’article)
1) le tronçon de chêne est fendu en deux ( coins + masse)
2) nous donnons quelques coups de tronçonneuse à l’intérieur, dans le sens de la longeur
3) Nous évidons grossièrement l’intérieur avec les coins et la masse
4) finition rapide au ciseau à bois. Il n’est pas nécessaire de passer trop de temps sur cette opération, car il faut laisser des aspérité permettant aux abeilles de fixer les langues de cire.
5) Les deux parties sont ensuite rassemblées et seront maintenue par un garrot (a venir sur les prochaines photos)
6) Sur le haut de l’ouverture, un trellis de bois permettra aux abeilles de fixr par le haut les langues de cire.
7) la ruche sera fermées (toit) par une grosse pierre plate comme une ardoise par exemple.
Fin mai, les enfants de Fouras ont découvert un oisillon tombé du nid. Ce que nous avions pris pour un bébé chouette était en fait un faucon crécerelle. Marie-Paule et Alain de la fédération apicole ont amené l’oisillon à la ligue de protection des oiseaux (LPO) qui pu le soigner et le nourrir. Début août, La LPO nous a informé que le faucon avait grandit et qu’il venait d’être relaché dans la nature. Merci aux enfants et à la LPO !
Cet article est la suite de l’articule publié le 16/09/11 : conservation des fruits grâce à la propolis
Dans cette expérience, la propolis n’a au final rien apporté pour la conservation de nos poires (récoltées vers le 20 août). Quatre mois après la cueillette (les photos sont prises le 2 janvier 2012), très peu de poires sont encore comestibles car la majorité se sont gâtées par l’intérieur (environ 4 poires sur 5 sont gâtées). certaines poires non traitées à la propolis sont elles aussi encore comestibles et le pourcentage est globalement le même que pour celle qui ont été « propolisées » (environ 20%).
compte tenu des condition (à l’intérieur en cagette pendant deux mois puis en extérieur, mais à l’abri de la pluie, dans un carton ouvert) les poires se sont tout de même bien conservées…mais il semble que la propolis n’ai aucun impacte.
Les poires qui sont encore mangeables sont par contre très bonnes !
Voici quelques photos prises le 2 janvier 2012 soit 4 mois après la cueillette :
Poires « propolisées » encore comestibles :
Poires « propolisées » gâtée de l’intérieur :
Poires non « propolisées » encore comestibles :
Remarque importante : il s’agit d’une expérience isolée et qui n’a rien de scientifique.
La ruche partagée
Parce que nous sommes à l’écoute des petites entreprises, nous proposons à celles-ci de partager une ruche, que nous gérons par nos soins, avec 5 autres parrains. En échange, chaque entreprise recevra 50 sachets de graines mellifères identifiés à ses couleurs. Les entreprises, ainsi que les collectivités peuvent donc partager une ruche pour 300 € par an.
Elles disposent également d’un espace internet propre leur permettant de se présenter et de suivre leur ruche. La mention « ruche partagée » apparaît alors en bas de son espace. Cependant, seul le logo de l’entreprise en question sera présent sur la ruche lors de la prise des photos.
La ruche se situe sur la commune de Fouras en Charente Maritime, elle est installée dans une zone de marais, préservée et sauvage qui côtoie champs en jachères et maraîchage biologique.
Nous mettons en œuvre sur ce rucher une apiculture « non interventionniste » comme elle était pratiquée par le passé.
En effet, les ruches sont installées sur un site sain, géré par la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) et le Conservatoire du Littoral.
Nos abeilles sont locales, c’est-à-dire qu’elles sont naturelles, nous les récoltons au moment de la période d’essaimage (mai-juin) dans la nature, les jardins, les écoles… Nous n’utilisons donc pas de souches sélectionnées et modifiées par l’homme puisque nos souches sont locales (abeilles noires principalement). Nous n’utilisons pas non plus les techniques d’élevage de reines et d’insémination artificielle, nous n’avons recours à aucun traitement chimique.
Nous avons également souhaité nous rapprocher le plus possible de l’habitat naturel des abeilles (arbre creux…), c’est pourquoi nous utilisons des ruches particulières, permettant aux colonies de se développer de façon harmonieuse, comme la ruche tronc et la ruche en bois tressé.
La ruche tronc
Afin de reproduire l’habitat naturel des colonies, Régis, gérant d’Un toit pour les abeilles, a décidé de se lancer dans la ruche tronc. Cette ruche présente des qualités incontestables pour l’abeille. En effet, l’épaisseur de ses parois la rend isotherme, permettant ainsi de garder la chaleur en hiver et de protéger la colonie des fortes chaleurs en été.
Cliquez ici pour lire la suite
La ruche en bois tressé
La ruche en bois tressé est une technique très ancienne que nous souhaitons utiliser pour le retour du printemps. Elle est faite à partir d’un tressage de branches sur une armature de chêne, le tout recouvert de bouse de vache séchée puis d’un toit de seigle permettant de faire glisser la pluie.
Cliquez ici pour lire la suite
La récolte de miel à l’ancienne
Il n’y a rien de mieux pour faire découvrir les ruches qu’une récolte de miel à l’ancienne avec les mains. Les gourmands ne diront pas le contraire…
Cliquez ici pour lire la suite
Les vertus de la propolis
C’est bien connu la propolis a des vertus bénéfiques chez l’homme, mais chez les fruits aussi. En effet, elle permet de les conserver. Nous avons fait l’expérience sur des poires et des pommes.
Cliquez ici pour lire la suite
La ferme bio de Saintes
C’est du côté de Saintes, dans le sud de la Charente Maritime qu’Un toit pour les abeilles a confié une ruche à la Ferme bio Aquamara.
Cliquez ici pour lire la suite
Compte rendu du dernier séjour au Maroc
Alain nous a communiqué les dernières nouvelles concernant la coopérative des femmes marocaines à Ahermoumou, qui a connu quelques difficultés notamment liées aux facteurs météo et au retard de transhumance.
De nouveaux apiculteurs à nos côtés !
Christian GRASLAND, apiculteur amateur dans la région Rennaise, a rejoint Un toit pour les abeilles, depuis la rentrée.
Christian est l’initiateur d’une association anti OGM Breton et a participé à de nombreuses manifestations. Il s’occupe également des ruches de la MCE (Maison de la Consommation et de l’Environnement) et récupère des essaims sur la périphérie de Rennes.
Son rucher est situé à St-Jacques de la Lande où il élève des reines et produit également des essaims (abeilles noires ou dites de pays).
Christian utilise des produits naturels et s’applique à une conduite du rucher biologique dans la mesure du possible. Bien que le territoire ne se prête pas à la labellisation biologique, il adopte une démarche respectueuse envers ses abeilles.
Chantal JACQUOT et Yves ROBERT viennent tout juste de nous rejoindre. Ils ont débuté en 2010 avec 3 ruches et leur objectif sur 2 à 3 ans est de développer une exploitation atteignant 200 ruches en vue d’obtenir un statut d’apiculteur professionnel.
Ils ont choisi des ruches Warré dites plus respectueuses des abeilles et proposent un miel de territoire. Outre le miel, l’élevage de reines et la production d’essaims, ils récoltent du pollen, de la propolis, de la cire d’abeille.
Le rucher est situé près du hameau de Tallant dans le canton de Sennecey-le-Grand en Saône-et-Loire (Bourgogne du Sud). Il occupe un verger bordé d’une flore diversifiée qui s’épanouit dès le printemps (pissenlit, fruitiers, aubépine…) et se prolonge tout l’été (acacia, ronce, trèfle…).

Ces partenariats avec Christian, Chantal, Yves et les autres apiculteurs sont possibles grâce à vos parrainages et aux soutiens des entreprises locales. Voici les parrains qui nous ont rejoints ces derniers mois, que nous remercions pour leur contribution :
Majencia : Le leader français du mobilier de bureau et de l’aménagement d’espaces tertiaires parraine 6 ruches, chacune à proximité d’une nouvelle agence; il permet le soutien d’autant d’apiculteurs.
Laboratoires Arkopharma : Pour sa gamme Arkoroyal, le N°1 du marché français et européen de la Phytothérapie et des compléments alimentaires engage une action de protection des abeilles et parraine 6 ruches proches de son site.
Les laboratoires LHS avec Naturland et Phytonature (Gammes de compléments alimentaires) : Ils parrainent 2 ruches.
Calligraphy Print : L’imprimerie certifiée ISO 9001 version 2000 et labélisée Imprim’Vert accueille 5 ruches sur son site.
CDI Recyclage : Le spécialiste du recyclage papier, du carton et du plastique, a souhaité poursuivre ses actions en matière de protection de l’environnement au travers du parrainage de 3 ruches proches de ses centres.
Buyster : Le fournisseur d’une solution de paiement d’achats sur Internet fixe et mobile s’engage dans le parrainage de 2 ruches.
L’Hôtel du Cap Eden Roc et le Château Saint Martin & Spa : Ces deux hôtels de renommée parraine chacun une ruche au travers du programme « Green Actors ».
Pierre et Vacances AVORIAZ et FLAINE : Chacun de ces centres de vacances s’est engagé et parraine une ruche.
Courvoisier : Le spécialiste de renommée internationale de cognac parraine deux ruches qui seront installées sur son site.
Ils parrainent aussi une ruche depuis peu :
Apivita : Fabricant de produits cosmétiques issus des produits de la ruche.
Maya Technologies : Microélectronique et systèmes embarqués.
Addax Prototypes et Production Electronique : Assemblage et câblage de prototypes de cartes électroniques industrielles.
Clair IMMOBILIER : Agence sur la Rochelle du réseau ORPI et affiliée à la FNAIM.
ASPSERVEUR : Un des leaders français de l’hébergement internet.
O’SITOIT : Solutions photovoltaïques.
Alternacom : Agence en communication événementielle du Groupe SOS, leader de l’entreprenariat social en France.
Nous remercions les entreprises et particuliers qui nous soutiennent et nous vous souhaitons de passer de bonnes fêtes.
Comme nous avions pu vous le dire en Juillet, après un printemps prometteur, la sécheresse n’a pas permis la montée de nectar tant attendue.
Cependant, toute la France n’a pas été logée à la même enseigne et si l’ouest (Bretagne, centre pays de Loire…) avec de grosses sécheresses a été pénalisé, d’autres régions ont eut des récoltes satisfaisantes.
Grâce a un automne plus chaud qu’à l’accoutumée avec, en Octobre et en Novembre, des chaleurs exceptionnelles, les abeilles ont pu remplir de bonnes provisions pour passer l’hiver.
La nouvelle obligation pour les agriculteurs de laisser des sols nus pour piéger les nitrates et éviter ainsi les ruissèlements (moutarde, phacélie..), a permis aux plantations de fournir des ressources en nectar et pollen cf Wikipédia Culture Intermédiaire Piège à Nitrates .
Avec ces températures plus importantes, les abeilles ont ainsi profité de cette belle miellée d’hiver, et malgré une activité intense, on a constaté que les ruches continuaient même à s’alourdir en réserves.
Du côté des préparatifs à l’hivernage, les apiculteurs font le tour de leurs ruches et regardent l’état des provisions (une ruche consomme en moyenne 1.5 à 2 kg par mois).
Ils vérifient également l’état sanitaire; c’est la période où l’on soigne du varroa (parasite de l’abeille) et où l’on vérifie que les colonies soient bien protégées que ce soit des intempéries (pluies, vents…), ou encore des rongeurs (on diminue l’entrée des ruches).
Au mois de Décembre, les abeilles sont en pleine période d’hivernage.
Ce sont les jeunes abeilles d’automne qui sont destinées à passer l’hiver. Etant un insecte solaire et en plein équinoxe d’hiver, la reine a totalement ou presque cessé sa ponte, la colonie est arrivée au plus bas en terme d’individus (15 a 20 000 abeilles).
L’a
piculteur est à cette période, à la préparation de son matériel apicole (réfection des cadres, gaufrage à la cire…) pour la prochaine saison.
Il prépare également le miel nécessaire et son stand pour les marchés de noël, foires et expositions.
Avec ce froid hivernal désormais installé, Un toit pour les abeilles vous invitent à penser au miel et autres produits de la ruche (pollen, propolis…) afin de parer aux premières grippes et maux d’hiver.
Et rien de mieux en ces temps festifs que d’inviter le miel à votre table.
C’est une belle manière de le célébrer et ce dernier se marie avec nombreux mets qui apporteront un peu de douceur à votre menu de Noël.
Ainsi, nous vous proposons quelques idées de recettes à base de miel afin de susciter votre envie et votre créativité culinaire puisque les mariages avec le miel sont nombreux.
Toasts chaud de roulés de jambon cru fourrés chèvre et pointe de miel
Foie gras poêlé sur tartine poêlée de pain épices
Hydromel pétillant
Mignon de porc marinade au miel et sauce soja, 5 parfums et gingembre
Dinde laquée au miel et farce aux marrons, girolles et petits oignons
—————————
Nougat de Noël
Crumble de pommes caramélisées au miel et noisettes
Communiqué de presse de l’UNAF
Le ministère de l’Agriculture continue à autoriser le pesticide Cruiser et à délivrer depuis juin 2011 une autorisation de mise sur le marché pour le Cruiser OSR de Syngenta en traitement des semences de colza.
Ces « Cruiser » contiennent la substance active « thiamethoxam », un insecticide dangereux pour les abeilles. L’autorisation sur le colza, plante très visitée par les hyménoptères, est gravissime pour l’avenir du cheptel apicole français.
Les populations d’abeilles domestiques et sauvages ne cessent de disparaitre : ces autorisations sont une catastrophe pour les apiculteurs, pour l’agriculture et pour la biodiversité !
C’est pourquoi les apiculteurs ont organisé une journée de mobilisation nationale contre le Cruiser le 15 octobre 2011. Ces manifestations ont eu lieu en Ile-de-France, à Dijon, Grenoble et Agen.
La France à la traîne !
Ce printemps, la Slovénie a retiré l’AMM Cruiser sur maïs du fait des surmortalités des colonies apicoles. Fin juin, l’Italie renouvelait pour la troisième année consécutive son interdiction du Cruiser sur le maïs.
Quelques jours plus tard, paraissait dans ce même pays une étude de l’évolution de la mortalité des abeilles dans les régions maïsicoles : de 37,5 % sur la période 2007-2008 (avant l’interdiction), les mortalités observées sont tombées à moins de 15% pour la période 2010-2011, alors que les mortalités sont toujours de 30% en moyenne dans des autres pays de l’UE…
Voir aussi l’article « OMG: Le moratoire sur le maïs MON810 annulé »
Propulsé par WordPress | Thème Aeros | un toit pour les abeilles