09
mar
2012

Le frelon asiatique et ses pièges

Le piégeage du frelon asiatique fait parler de lui en ce moment. En effet, nous sommes dans la période où les reines fondatrices sortent de leur refuge d’hiver, elles s’alimentent et chacune d’elles recherchent un endroit pour construire un nid.

De nombreux apiculteurs utilisent des pièges à frelons avec des bouteilles plastiques et un mélange sucré type bière-sirop afin de les attirer.

Cependant certains vont encourager cette démarche tandis que d’autres diront que ce n’est pas efficace car la vitesse de reproduction de ce prédateur est très rapide et que le piégeage de reines ne signifie pas pour autant la destruction du nid, d’autant que ces pièges attirent également d’autres insectes
« non visés »
.

Il est vrai qu’il vaut mieux agir que de ne rester sans rien faire mais les scientifiques recommandent quelques tests et un peu de recul sur ces pièges.

 

Voici un lien sur le piège qu’a construit un monsieur qui nous parait assez efficace mais également restant à prouver :

Cliquez ici pour voir le schéma de construction

Voir la vidéo de présentation du piège

 

Voici également un mode d’emploi que vous pouvez utiliser pour fabriquer votre propre piège à bouteille :

Prenez une bouteille en plastique vide.  Coupez-la au tiers supérieur, placez la partie haute retournée à l’intérieur de votre bouteille pour faire un entonnoir.
A l’aide d’un morceau de fil de fer chauffé ou d’un foret faites des petits trous (+/- 5mm) pour laisser échapper les petits insectes.
Versez au fond de votre piège :
- Un verre de bière
- Un verre de vin blanc (qui parait-il repousse les abeilles)
- Un peu de sirop (cassis ou framboise)
Après avoir fabriqué une anse, qui maintient également la partie retournée de votre bouteille, suspendez ce piège à un arbre, de préférence au soleil, à une hauteur d’environ 2 mètres. Vous pouvez protéger l’entonnoir de la pluie avec une planchette trouée ou un CD.
De début février (après les périodes de gel) jusqu’au début du mois de mai, vous pouvez piéger des reines fondatrices de colonies de frelons asiatiques.
Chaque fondatrice piégée est égal à un nid en moins !
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25
juin
2011

Echange avec les anciens : Témoignage sur les difficultés que rencontrent les abeilles

Nous avons récemment eu la chance de rencontrer un ancien apiculteur (de plus de 90 ans) qui nous a donné accès aux carnets de récoltes des dernières années durant lesquelles il a pratiqué l’apiculture.
Dans ces carnets de récoltes sont notamment notés la quantité de miel récoltée chaque année. Cet apiculteur a continué à s’occuper d’abeilles pour son plaisir  jusqu’à plus de 80 ans avec 5 ruches actives sur les dernières années.

Les chiffres présentés correspondent donc à la quantité de miel récolté sur ces 5 ruches et ce sur une période de 10 ans (1993 – 2004).

variation de la production de miel pour 5 ruches entre 1993 et 2004

1993 : 165 kg de miel récolté

1994 : 280

1995 : 135
1996 : 103
1997 : 131

1998 : 166
1999 : 121
2000 : 67
2001 : 59
2002 : 0
2003 : 46
2004 : 38

Les chiffres sont suffisamment parlants pour se passer d’un commentaire détaillé : De plus de 200 kg à moins de 50 kg récolté en à peine 10 ans !

Cette diminution nette de la quantité de miel récolté est le témoignage direct des difficultés que peuvent rencontrer les abeilles. Elle met en avant un problème beaucoup plus grave et bien plus difficile à mesure : la dégradation de notre environnement et l’impact de l’activité humaine sur la biodiversité.

Un élément de réponse : les insecticides systémiques neurotoxiques sont apparus en France dans les années 1995. Contrairement à l’ancienne génération d’insecticide « de contact » qui se retrouvait sur la peau des fruits et légumes, les insecticides systémique se retrouve dans le cœur de la plante (le système) et donc dans le pollen, le nectar…et les fruits et légumes que nos mangeons depuis 1995.

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11
mai
2011

Sauvons la luzerne

Les surfaces de luzerne ne cessent de diminuer en France, -70% en 30 ans.

Or cette culture était l’une des seules pauses environnementales dans une succession de cultures intensives…

Et ce n’est pas fini, car la modification des soutiens européeens risque de faire disparaitre totalement dès 2012, cette luzerne quand elle est transformée, déshydratée notamment.

Résultat plus de luzerne, ni maintenant, ni plus tard.

L’objet de cette campagne « sauvons la luzerne » est de mettre de la cohérence dans les positions des décideurs publics européens et proroger le mécanisme de soutien pour sauver la luzerne transformée…

Connectez-vous sur www.sauvonslaluzerne.org

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Ecrit par Flavie dans : L'abeille en danger | Commenter cet article

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