15
déc
2011

Les apiculteurs français dans la rue pour dire : Non à l’insecticide Cruiser !

Communiqué de presse de l’UNAF

Le ministère de l’Agriculture continue à autoriser le pesticide Cruiser et à délivrer depuis juin 2011 une autorisation de mise sur le marché pour le Cruiser OSR de Syngenta en traitement des semences de colza.

Ces « Cruiser » contiennent la substance active « thiamethoxam », un insecticide dangereux pour les abeilles. L’autorisation sur le colza, plante très visitée par les hyménoptères, est gravissime pour l’avenir du cheptel apicole français.

Les populations d’abeilles domestiques et sauvages ne cessent de disparaitre : ces autorisations sont une catastrophe pour les apiculteurs, pour l’agriculture et pour la biodiversité !
C’est pourquoi les apiculteurs ont organisé une journée de mobilisation nationale contre le Cruiser le 15 octobre 2011. Ces manifestations ont eu lieu en Ile-de-France, à Dijon, Grenoble et Agen.

 

La France à la traîne !

Ce printemps, la Slovénie a retiré l’AMM Cruiser sur maïs du fait des surmortalités des colonies apicoles. Fin juin, l’Italie renouvelait pour la troisième année consécutive son interdiction du Cruiser sur le maïs.

Quelques jours plus tard, paraissait dans ce même pays une étude de l’évolution de la mortalité des abeilles dans les régions maïsicoles : de 37,5 % sur la période 2007-2008 (avant l’interdiction), les mortalités observées sont tombées à moins de 15% pour la période 2010-2011, alors que les mortalités sont toujours de 30% en moyenne dans des autres pays de l’UE…

 

Voir aussi l’article « OMG: Le moratoire sur le maïs MON810 annulé »

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15
déc
2011

Vos abeilles et la loi

Avoir des abeilles dans son jardin ne paraît plus aussi anodin qu’avant. Cependant, il y a des lois à respecter et il faut surtout tenir compte du voisinage, de façon à ce qu’il ne voit pas cela comme une menace directe.

Par exemple, offrez leur du miel à l’issue de la récolte et placez un abreuvoir d’eau avant que vos abeilles ne prennent la fâcheuse tendance à s’abreuver dans la gamelle du voisin d’à côté.

Voici quelques points à respecter :

1) Veillez à respecter les distances d’installation des ruches, vous les trouverez dans le Code rural (art. 206 et 207, chapitre 2), disponible auprès des organismes apicoles et à la préfecture. Mais le maire de votre commune peut également être habilité à prendre un arrêté à ce sujet.

2) Dans un délai d’un mois après l’installation ou de la prise de possession de la ruche, la législation vous oblige à en faire la déclaration chaque année, courant décembre, à la DDPP (Direction Départementale de la Protection des Populations). Vous devez y déclarer tous vos ruchers.

3) N’hésitez pas à souscrire une assurance responsabilité civile et assistance juridique par l’intermédiaire d’une revue apicole, le coût en est particulièrement modique (environ 0,90 €/ruche).

4) Sur le plan fiscal, vous pouvez posséder jusqu’à 10 ruches sans payer d’impôt pour une consommation privée. Au-delà, vous devez remplir en plus de la déclaration de revenu habituelle le formulaire 2042 C et 2342 précisant que vous avez une activité agricole. Au-delà de 50, vous devez cotiser à la Mutualité sociale agricole.

5) Si vous commercialisez votre miel, vous devez tenir un registre d’élevage, prévu par l’article 253-II du Code rural.

6) Vos abeilles ne doivent pas importuner les voisins ou les passants.
Vous observez plus d’agressivité après un nourrissement, c’est pourquoi il faut récolter ou distribuer le sirop en fin de journée ou à la tombée de la nuit pour limiter les risques.

 

Cliquez ici pour télécharger le guide apicole 2010 de l’UNAF


Source : Abeilles et Fleurs
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01
déc
2011

OMG : Le moratoire sur le maïs MON810 annulé

Aujourd’hui, le Conseil d’Etat vient d’annuler le moratoire français sur la culture du maïs MON810. L’UNAF (Union Nationale de l’Apiculture Française) prend acte de cette décision et demande que la France renouvelle immédiatement son interdiction afin de protéger l’apiculture.

 

En février 2008, le Ministre de l’agriculture interdisait la culture du maïs MON810, seul OGM alors cultivé à grande échelle en France. Monsanto ainsi que différentes entreprises semencières avaient attaqué la décision devant le Conseil d’Etat qui avait saisi la Cour de justice de l’Union européenne d’une question préjudicielle. Le 8 septembre dernier, les juges européens ont partiellement invalidé les fondements juridiques du moratoire français. La décision du Conseil d’Etat a donc été prise à la suite de l’arrêt de la Cour, qui a décidé que la base juridique utilisée par la France n’était pas correcte.

Cette décision de la Haute juridiction française intervient alors que les OGM sont au cœur de la tourmente pour les apiculteurs. Le 6 septembre dernier, la Cour de justice de l’UE décidait que du miel contenant du pollen de maïs MON810 ne pouvait être commercialisé faute d’autorisation de ce pollen dans l’alimentation humaine.

Pour Olivier Belval, Président de l’UNAF, « du maïs MON810 dans les champs en 2012 serait une vraie catastrophe pour l’apiculture. Tout le miel contaminé serait invendable, sans compter des coûts d’analyses de détection exorbitants. La filière est déjà bien affaiblie par des mortalités accrues, nous demandons à Madame la Ministre de l’environnement et à Monsieur le Ministre de l’agriculture de confirmer l’annonce du gouvernement de septembre dernier et de reprendre immédiatement une interdiction du maïs MON810. Ce choix s’impose si on ne veut pas tuer l’apiculture française. »

Selon une étude de l’INRA de 2008, l’activité pollinisatrice des insectes, et de l’abeille en particulier, engendre 35% de nos ressources alimentaires dans le monde et le chiffre d’affaire induit est estimé à 153 milliards d’euros par an.

 

Source : UNAF

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15
déc
2010

Que meurent les abeilles pour les profits de l’agrochimie…

Par Olivier Bonnet (site Plume de Presse)

Le « Grenelle de l’environnement », ils n’ont que ça à la bouche, mais quand il s’agit de s’attaquer à l’agrochimie, il n’y a plus personne ! Prenez le fringant jeune homme qui aime l’agriculture et la pêche, Bruno Le Maire« Le ministère de l’Agriculture a annoncé mercredi le renouvellement pour un an de l’autorisation de l’insecticide Cruiser, dont le retrait est réclamé par les apiculteurs et les associations de défense de l’environnement, en raison des conséquences sur les abeilles, nous informe Libération. (…) L’autorisation du Cruiser renouvelée pour la campagne 2010-2011 «fait suite à l’avis favorable de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) du 15 octobre 2010» selon laquelle l’usage de cet insecticide sur le maïs «ne présente pas de risque pour l’environnement», explique le ministère dans un communiqué. Le Cruiser est fabriqué par le groupe suisse Syngenta. » Pourtant les apiculteurs protestent depuis un bon moment. En février dernier, ceux « de la Confédération paysanne et la Fédération française des apiculteurs professionnels (FFAP) ont claqué la porte du comité de suivi du Cruiser, un insecticide controversé », nous apprend un autre article de Libé. Non sans un communiqué incendiaire : «Ce plan est une véritable mascarade, où l’administration fait semblant d’observer ce qu’elle ne veut pas voir, et ne tient pas compte des observations et des critiques des apiculteurs.» La fin de l’article est édifiante : « En décembre, le ministère avait décidé de prolonger pour un an l’autorisation de cet insecticide utilisé principalement pour la culture du maïs et jugé, par ses détracteurs, nuisible pour la biodiversité et les abeilles. Cette décision avait provoqué la colère des écolos et des apiculteurs, qui avaient déjà manifesté leur désaccord lors de la première homologation du Cruiser en janvier 2008. C’est pour calmer cette grogne que le ministère avait mis en place le comité de suivi post-homologation. » Ça fait donc un petit moment que les autorités s’amusent à ce petit jeu.

Du coup, « L’Union Nationale de l’Apiculture Française dénonce le renouvellement illégal de l’autorisation du pesticide Cruiser pour la quatrième année consécutive ! » Voici le vigoureux communiqué en ligne sur son site : « Encore une fois le gouvernement privilégie les intérêts financiers de l’agrochimie au détriment des insectes pollinisateurs et de l’apiculture. L’Unaf, Union nationale de l’apiculture française, est scandalisée par l’annonce de renouvellement d’Autorisation de mise sur le marché [AMM] pour un an du Cruiser 350, insecticide systémique utilisé en enrobage de semences de maïs. Un plan de surveillance a été mis en place par le ministère de l’Agriculture, il a fait apparaître des cas avérés d’intoxication des abeilles au thiametoxam (substance active du Cruiser), pourtant l’Afssa, comme d’habitude, réfute ce lien de causalité et invoque des causes multifactorielles. Pour la quatrième fois (2008, 2009, 2010 et maintenant 2011), cet insecticide bénéficie d’une AMM privilégiée d’un an, alors que les AMM doivent être accordées pour 10 ans et retirées dès que l’innocuité du produit n’est plus certaine. Ce procédé est un artifice juridique scandaleux destiné à contraindre les acteurs de l’Environnement à engager chaque année un nouveau contentieux pour contester l’AMM ! L’Unaf a déjà dû saisir trois fois le conseil d’Etat. Il s’agit d’une grossière fraude à la loi d’autant plus intolérable et insultante pour les citoyens qu’elle est commise par le ministère de l’Agriculture ! Son but est d’épuiser ceux qui se battent pour le respect de la législation limitant les pesticides, en les obligeant à multiplier les contentieux. Face à une législation qui n’autorise les pesticides qu’en cas de certitude de leur innocuité mais pour 10 ans, le ministère de l’Agriculture a inventé de toutes pièces un système d’autorisation annuelle indéfiniment renouvelable, en l’absence de certitude sur l’innocuité. Ce lamentable tour de « passe-passe » juridique au profit de l’agrochimie, instrumentalise le Conseil d’Etat dont le rôle est foulé au pied par le ministère de l’Agriculture. «Cette mystification administrative est la négation même de la législation environnementale nationale et communautaire et elle expose naturellement la France à des sanctions de la Commission européenne», dénonce Henri Clément, Président de l’Union Nationale de l’Apiculture Française. (…) Le ministre de l’Agriculture se dit préoccupé par les mortalités importantes et anormales d’abeilles, mais il encourage sans cesse les insecticides néonicotinoïdes tel le Cruiser 350 qui continuent à décimer les ruchers. En Italie, ces produits phytopharmaceutiques sont retirés du marché depuis 3 ans. Dans tous les pays du monde où se pratique l’agriculture intensive avec l’utilisation de ces insecticides, les apiculteurs déplorent des mortalités massives de leurs colonies d’abeilles. Le cheptel apiaire français ne cesse de diminuer et pourtant il est indispensable à la pollinisation et participe à l’économie agricole. L’Unaf exige que l’Etat prenne les mesures adéquates à la sauvegarde des abeilles. L’Unaf exige que les sociétés commerciales de l’agrochimie cessent d’être les interlocuteurs privilégiés des services de l’Etat et que les experts soient enfin indépendants. «C’est un constat pitoyable que de voir l’année de la biodiversité s’achever sur le renouvellement du Cruiser par le ministre !», déclare Henri Clément, Président de l’Unaf. »

Vous avez dit biodiversité ? « La survie ou l’évolution de 80% des espèces végétales dans le monde et la production de 84% des espèces cultivées en Europe dépendent directement de la pollinisation par les insectes. Ces insectes pollinisateurs sont pour l’essentiel des abeilles, dont il existe plus de 1 000 espèces en France. Partout dans le monde et plus encore dans les pays industrialisés comme la France, les populations de ces abeilles sont en déclin et de nombreuses espèces sont menacées », alertait dès 2005 Futura-Sciences. Donc sans abeilles, plus de biodiversité« Depuis quelques années les populations d’abeilles ne cessent de diminuer avec des taux de surmortalité qui atteignent 30 à 35%, voir 50%. Pour Agir pour l’Environnement, le pesticide Cruiser est mortel pour les abeilles et hautement toxique pour les oiseaux et l’environnement, précisait Actualités news environnement en mai 2009. 80% des espèces végétales dépendent directement de la pollinisation par les insectes, et notamment les abeilles. (…) Pour Agir pour l’Environnement et le MDRGF, «en autorisant à nouveau le Cruiser, le ministère de l’Agriculture privilégie une fois de plus les intérêts des firmes agrochimiques.» En exergue de l’article, une citation attribuée à Albert Einstein : « Si les abeilles venaient à disparaître, l’humanité n’aurait plus que quatre années devant elle ». Au fait, qu’en dit Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’Écologie et du Développement durable ? En octobre 2008, alors seulement secrétaire d’État à l’Écologie, elle déclarait : «  La subsistance quotidienne de plus des 2/3 de l’humanité ainsi que plus de 40% de l’économie mondiale dépendent directement de la conservation des écosystèmes. A cet égard, la pollinisation des cultures à l’échelle mondiale est évaluée à 153 milliards d’euros. Et encore, cette estimation ne tient pas compte du service vital que rendent les pollinisateurs à la nature toute entière. Il est temps de renouveler notre approche de la protection de la biodiversité en intégrant désormais sa valeur économique. Le Grenelle de l’environnement comme la Loi sur la responsabilité environnementale ouvre la voie à cette reconnaissance. » Avec Michel Barnier, ministre de l’Agriculture et de la Pêche de l’époque, elle présentait  le plan d’action «Bâtir une filière apicole durable». Et aujourd’hui, à propos du renouvellement de l’AMM du Cruiser ? Nous avons cherché en vain. Rien. Elle ne dit absolument rien. « Le Grenelle de l’environnement comme la Loi sur la responsabilité environnementale ouvre la voie à cette reconnaissance » ?

Par Olivier Bonnet (site Plume de Presse)

http://www.plumedepresse.net/

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Ecrit par Flavie dans : L'abeille et la loi | Commenter cet article
30
mar
2010

Légalisation de l’apiculture urbaine à New-York

Les apiculteurs New-Yorkais sont réjouis ! Le département de la santé a légalisé l’apiculture urbaine depuis l’interdiction de 1999 par l’administration Giuliani.

Le maire avait fait interdire plusieurs espèces d’insectes et animaux jugés dangereux pour l’Homme. En plus des abeilles, les furets, les serpents, les crocodiles et curieusement les zèbres ont été bannis.
Malgré une pénalité tutoyant les $2 000, de nombreux apiculteurs new-yorkais ont installé ou ont continué à entretenir des ruches dans leur jardin ou sur leur rooftop, profitant d’une application laxiste de la loi.

Avec la médiatisation croissante des bienfaits de la production de miel en ville, notamment la pollinisation des espaces verts et l’installation par Michelle Obama d’une ruche sur la pelouse de la Maison Blanche, la communauté apicole de New York avait des arguments de poids pour demander la fin de l’interdiction.
D’autres villes avaient d’ailleurs sauté le pas bien avant New York : Paris notamment a fait installer des ruches sur le toit du Grand Palais et dans le Jardin du Luxembourg.

Source : Le Ben Franklin post, article du 18/03/2010

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