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La ruche en images

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Le rucher en vidéo

L'apiculteur : Philippe KINDTS

UTPLA apiculteur Philippe KINDTS

Philippe est apiculteur bio.
Il est Arrivé de Belgique en 1983, et à l'achat de sa maison, a rencontré des abeilles installées entre volet et fenêtre. Départ de sa passion.
Il a travaillé avec un apiculteur quelques semaines et acquis doucement quelques ruches.
Menuisier de formation, il a construit ses ruches parallèlement à son activité de menuisier.
Pluriactif jusqu'en 2000, il s'installe en professionnel avec 200 colonies en label bio.
Actuellement il gère seul 250 colonies conduites en ruches Langstroth aidé de stagiaires en formation.
Impliqué dans le groupement bio du Gers (GAB) cette fonction, en tant qu'administrateur, me permet d'aller dans les collèges du département afin de sensibiliser les scolaires.
Il anime également des cours pratiques d'apiculture dans un cadre associatif une fois par mois.

Récolte de miel et fin de saison 2016

Chères marraines, chers parrains du rucher de Pouydraguin,

Avant toute chose je me permets de m’excuser pour mes nouvelles tardives. La saison n’a pas été de tout repos et j’ai été stressé par quelques événements qui m’ont accaparé. Je prends donc le temps de vous écrire pour vous donner quelques nouvelles de cette saison qui s’achève très bientôt.

Malgré une saison difficile, je touche du bois car je ne m’en sors pas si mal que ça. J’ai pu profiter de toutes les miellées sur mon rucher et donc récolté différents miels cette année. J’ai un peu de Montagne, du miel de Callune, un peu de printemps également et de l’acacia…

Le miel sera de qualité et les abeilles ont conservé suffisamment de réserves pour passer l’hiver.

J’ai quelques pertes sur le rucher mais finalement je ne me plains par trop car je sais combien la saison a été difficile pour mes autres collègues apiculteurs.

J’ai toutefois vécu un gros coup dur sur quelques-unes de mes ruches que j’avais installées proche de Lourde du côté de Saint-Créac. Sur 27 colonies installées, 26 sont mortes ! J’ai pu reconstituer le cheptel grâce à mon élevage de reines et à la prévention de l’essaimage. Mais je suis en cours d’analyses sur mes abeilles mortes pour comprendre ce qui s’est passé. Je vous épargne le tableau… C’est triste de venir visiter ses ruches et de voir ainsi des cadavres joncher le sol. Tout notre travail mis à mal en quelques jours.

 

 

J’ai mandaté un vétérinaire pour me faire un retour sur les analyses mais je soupçonne une désinsectisation sur un troupeau de moutons proche de la zone où étaient installées mes ruches. Le troupeau a probablement été traité contre la fièvre catarrhale ovine, également connue sous le nom de maladie de la langue bleue…

J’imagine que les abeilles venues boire dans les abreuvoirs des moutons ont été infectés…

Je cherche à présent à confirmer ma théorie car pour un apiculteur perdre autant de colonies sans pouvoir trouver d’explication c’est frustrant et décourageant. Je suis quasiment certain du bien fondé de ma théorie mais j’attends la confirmation des analyses.

J’ai récupéré mes ruches et y ai installé de nouveaux essaims qui eux se portent bien…. Mes colonies sont fortes et devraient passer l’hiver sans encombre.

D’ici quelques jours je finirai les récoltes et débuterai la mise en hivernage de nos précieuses butineuses.

Je vous dis à très bientôt et en profite pour vous remercier pour votre soutien inestimable…

Philippe

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Le rucher de Pouydraguin

Le rucher de Pouydraguin

Le rucher est transhumant sur une zone des Pyrénées.

Philippe vous propose un panachage de miels comme le miel des Pyrénées, miel du Gers et miel de printemps labellisés bio ou non selon les récoltes.

Que se passe-t-il ce mois-ci sur votre rucher ?

Vœux 2017
En préambule de ce message nous tenons à vous souhaiter à toutes et tous, une belle et heureuse année 2017… Que cette année vous soit pleine de douceur pour accomplir votre chemin personnel et professionnel.
Et comme il n’y a jamais assez d’occasion, nous saisissons celle-ci pour vous renouveler nos chaleureux remerciements pour votre engagement solidaire à nos côtés…
 

Que se passe-t-il dans la ruche ?
Janvier poursuit le schéma de décembre. Il fait très froid dehors, et les températures sont passées en négatives dans plusieurs régions de France.

Les abeilles sont donc à l’abri, dans la ruche, formant une grappe organisée pour les maintenir au chaud. L’activité de la colonie est restreinte et les abeilles continuent à puiser doucement dans les réserves qu’elles ont pu accumuler durant les beaux jours.

D'ici quelques jours, les températures devraient remonter tout doucement et vers la troisième semaine de janvier, voire fin janvier, la Reine devrait reprendre la ponte, préparant la nouvelle colonie de Printemps. Pour l’apiculteur, janvier reste un mois de vigilance où il reste aux aguets pour maintenir la pérennité des colonies. Il veille à ce que les petites locataires des ruches ne soient pas perturbées par des prédateurs extérieurs ou par le froid et l’humidité.Un coup d’œil d’expert sera donné, sans pour autant ouvrir les ruches et risquer de perturber l’équilibre de la colonie.

Zoom sur …

La reprise de la ponte
Durant la période d’hivernage, la Reine suspend naturellement la ponte. Cette dernière a un rôle de régulateur de la population au sein de la colonie. Il serait compliqué en effet d’entretenir du couvain sans avoir suffisamment de réserves pour les nourrir. Vers la mi-janvier ou fin janvier, lorsque les températures remontent, il n’est pas rare de voir quelques abeilles, ici où là, dans votre jardin. Elles viennent aspirer les quelques gouttes d'eau fraiche, sur les feuillages persistants ou les points d’eau.

Ces « Porteuses d'eau » ou « Buveuses d'eau », comme on les nomme communément, sont annonciatrices de la reprise de la ponte par la Reine. L'eau est en effet un élément indispensable à la fabrication de la gelée royale, qui servira à nourrir la Reine en pleine reprise d'activité ainsi que toutes les larves de la ruche.

De son côté, l'apiculteur …
Comme le mois précédent, l’intervention de l’apiculteur est limitée sur le rucher. Ce dernier privilégiera les inspections visuelles pour éviter de perturber les colonies. Un contrôle des ruches par pesée pourra être un indicateur pour estimer les réserves. Toute intervention physique à cette période peut se révéler dangereuse. Déplacer la ruche risquerait notamment de « casser » la grappe d’abeilles qui permet de réguler les températures intérieures entre 15 et 37°C. En dessous de 6°C c’est la colonie tout entière qui risque de mourir…

Le Saviez – vous ?
Durant la période de froid, et pour conserver une bonne température corporelle, les abeilles consomment leurs réserves de miel. Les défécations liées à cette consommation ne sont pas faites au sein de la ruche…Les abeilles sont propres ;-) Elles vont profiter de redoux pour effectuer un « Vol de propreté » durant lequel elles vont rejeter les déchets accumulés durant plusieurs semaines ! La Nature est bien faite non !?

Un peu de poésie … La citation du mois !
« Le bonheur pour une abeille ou un dauphin est d'exister. Pour l'homme, c’est de le savoir et de s'en émerveiller. » De Jacques-Yves COUSTEAU




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