Agathe et pierre


L'apiculteur : Christian GRASLAND

UTPLA apiculteur Christian GRASLAND

Christian GRASLAND est apiculteur amateur dans la région Rennaise.

Une passion qui l'a piqué tout jeune où il construisait chez son grand-père du haut de ses 10 ans, sa première ruche avec quelques planches de bois.
Christian élève des reines et produit également des essaims (abeilles noires ou dites de pays).
Il est l'initiateur d'une association anti OGM Breton (l'Etat nature de nature anti-OGM) et a participé à de nombreuses manifestations. Christian est d'ailleurs connu pour ses prises de paroles dans le secteur apicole et auprès des instances politiques où on le surnomme Cricri l'abeille.
Il s'occupe également des ruches de la MCE (Maison de la Consommation et de l'Environnement) et récupère des essaims sur la périphérie de Rennes.

Un hiver rude pour les abeilles

La saison 2016 a été très mauvaise.

Les essaims ne sont pas assez costaud pour passer l’hiver.

2017 en garde des séquelles et va commencer très mal, il va surement falloir repeupler les ruches.

A bientôt le printemps arrive,

Christian l'ami des abeilles, l'ennemi du frelon asiatique

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Le rucher de St Jacques de La lande

Le rucher de St Jacques de La lande
Christian utilise des produits naturels et s'applique à une conduite du rucher biologique dans la mesure du possible.

Bien que le territoire ne se prête pas à la labellisation biologique, il adopte une démarche respectueuse envers ses abeilles.

3 ruchers sont présents sur la commune et ces derniers offrent aux abeilles aubépine, cerisier, ronce, trèfle blanc, fruitier, tilleul pour un miel toutes fleurs.

Les colonies installées sont majoritairement des abeilles locales, dites "noires" que Christian s'attache à sélectionner ou présentant certains croisements qui ont pu apparaitre mais dont les Reines ont montré de bons résultats.

A quelques km de là, Christian cherche à construire et développer du matériel pédagogique dans son secteur d'activité :
Ruchers couvert ouvert aux publics, vitrine d'observation des colonies d'abeilles...

Que se passe-t-il ce mois-ci sur votre rucher ?

Que se passe-t-il dans la ruche ?
Le réveil des colonies ne devrait plus tarder à présent. Mais il fait encore un peu froid dehors. Alors les abeilles restent blotties, bien au chaud, dans la ruche en attendant des températures un peu plus clémentes.
En cette première semaine de mars, les prévisions météorologiques annoncent des températures encore basses, ne permettant pas un réveil actif des colonies. Les prévisions pour cette première semaine de mars annoncent une moyenne l’après-midi de 9 ou 10°C sur la grande majorité du territoire. Les abeilles, elles ont besoin de températures avoisinant les 12 ou 13°C pour commencer à sortir.



Les prochaines semaines devraient voir les températures se réchauffer sur toute la France, et avec elles la reprise d’activité des abeilles.
Il va être grand temps, pour les abeilles, cloisonnées tout l’hiver de repartir dans la nature, à la recherche des premiers nectars et pollens de printemps pour venir étoffer des réserves bien diminuées durant l’hivernage.
Dès que le ciel est suffisamment dégagé et que les températures le permettent, il n’est pas rare de voir quelques abeilles, parties en éclaireuses à la recherche de ressources proches de la ruche. Elles s’en retourneront prévenir leurs acolytes par le biais d’une « danse en huit » particulière aux abeilles et qui permet de situer l’emplacement des fleurs ou plantes mellifères repérées.

Zoom sur …
La Reine
Avec le retour des quelques nectars et pollens dans la ruche, la Reine va également pouvoir intensifier la ponte. Ce sont en effet avec ces mêmes ressources que les larves seront nourries. A l’aube du printemps, la Reine accélère son rythme de ponte, avec près de 1000 œufs pondus par jour. En pleine activité elle pourra pondre jusque 2000 œufs par jour.
Voici à gauche, une photo de Reine en train de pondre, et à droite une photo d'oeufs et de larves abeilles.

  

De son côté, l'apiculteur …

Nous y sommes… L’apiculteur va pouvoir très bientôt ouvrir les ruches. Un moment stressant pour les « bergers des abeilles » qui ont vécu dans le doute tout l’hiver. Il y a eu, ici où là quelques indices évocateurs, permettant de savoir comment se portent les ruches. Le poids par exemple, mais aussi et plus tristement les cadavres d’abeilles retrouvés au pied de certaines ruches. Mais rien d’autre. Les apiculteurs n’ont pas pu ouvrir les ruches durant l’hivernage de peur de mettre en péril les colonies. C’est cette fin mars, que l’ouverture des ruches va nous en dire davantage sur le pourcentage de mortalité des abeilles et surtout sur la santé des colonies de printemps.

Nota Bene

Avec la ponte de la Reine, le varroa reprend son activité. Il s'agit d'un acarien parasite de 1.5mm à peine, originaire d’Asie, et qui fait grand mal à nos colonies d’abeilles. Le Varroa vient en effet se greffer sur les abeilles, les larves et les nymphes qu'il pique pour en boire le sang. Les femelles varroa profitent de la reprise de la ponte par la Reine abeille, pour pondre à leur tour directement dans les cellules occupées par des larves d'abeilles. Il est donc particulièrement difficile de s’attaquer à ce parasite destructeur.



Le Saviez – vous ?
La reine ne quittera la ruche qu’une seule fois. Vierge, elle s’envolera pour ce que l’on nomme communément le « Vol Nuptial », durant lequel elle sera fécondée par plusieurs mâles qui mourront après fécondation. Cette dernière, une fois sa spermathèque bien remplie, s’en retournera à la ruche pour ne plus jamais la quitter (sauf contrainte ou chassée par une nouvelle Reine).



Un peu de poésie … La citation du mois !

« Abeilles sans Reine, ruche perdue » Proverbe russe




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