Que se passe-t-il dans la ruche en août ?

Que se passe-t-il dans la ruche en août ?

Chers parrains, chères marraines,
Si vous souhaitez recevoir vos pots de miel avant les fêtes de fin d'année, c'est le moment d'agir !

En effet, vous avez jusqu'au 14 août à minuit pour parrainer une ruche pour bénéficier de votre envoi de miel en fin d’année. Passé cette date, les nouveaux parrainages seront rattachés à la saison suivante.
Pendant que nous profitons encore pleinement de l'été, les abeilles, elles, prennent déjà un peu d'avance. Elles poursuivent leurs dernières grandes récoltes tout en préparant progressivement la colonie pour la fin de la saison.


Que se passe-t-il dans la ruche au mois d'août ?

En août, la ruche reste bien active, mais les priorités de la colonie évoluent peu à peu.
Les abeilles poursuivent leurs récoltes dès que les floraisons et la météo le permettent. Selon les régions, elles profitent encore du tournesol, de la bruyère, du lierre précoce ou des dernières fleurs sauvages disponibles.
À l'intérieur de la ruche, les ouvrières continuent de transformer le nectar en miel et d'organiser les réserves qui permettront à la colonie de traverser l'hiver.
La reine, quant à elle, ralentit progressivement sa ponte. Les premières abeilles d'hiver commencent à naître. Plus robustes que les abeilles d'été, elles vivront plusieurs mois et auront pour mission d'assurer la survie de la colonie jusqu'au retour du printemps.
Pendant que l'été se poursuit, la ruche prépare déjà la saison suivante.

Et du côté de l'apiculteur ?



Au mois d'août, les dernières récoltes d'été se terminent progressivement selon les régions et les floraisons.
Une fois les hausses retirées, l'apiculteur poursuit le suivi de ses colonies. Il évalue les réserves de miel, contrôle leur état de santé et s'assure que les abeilles disposent des ressources nécessaires pour aborder les mois à venir.
Cette période demande également une grande vigilance. L'apiculteur surveille notamment la présence du Varroa destructor, un parasite qui peut fragiliser les colonies s'il se développe trop fortement.
Même si les ruchers semblent plus calmes qu'au printemps, le travail est loin d'être terminé. Les soins et l'attention apportés aux colonies à cette période sont essentiels pour leur permettre de passer l'hiver dans les meilleures conditions.

Zoom sur : Quand la canicule bouleverse le travail des abeilles



Les vagues de chaleur sont de plus en plus fréquentes en France… et les abeilles en subissent elles aussi les conséquences.
Lorsque les températures grimpent, le fonctionnement de la colonie change complètement. Une partie des ouvrières délaisse le butinage pour aller chercher de l'eau ou ventiler la ruche en battant des ailes.
Leur objectif : maintenir une température d'environ 34 à 35 °C, indispensable au bon développement du couvain.
Cette mission est essentielle, mais elle mobilise de nombreuses abeilles qui ne peuvent plus récolter nectar et pollen. Résultat : les apports de nourriture diminuent et les récoltes de miel peuvent être impactées.
La chaleur agit également sur les plantes. Sous l'effet de la sécheresse, elles produisent moins de nectar et les floraisons sont parfois plus courtes.
Les abeilles doivent alors parcourir de plus longues distances pour trouver suffisamment de ressources, ce qui leur demande davantage d'énergie.
Selon une enquête menée par InterApi, près de 8 apiculteurs sur 10 estiment que les perturbations climatiques entraînent une baisse de leur production de miel.
Les miellées de châtaignier, d'acacia ou encore de montagne figurent parmi les plus touchées.
Face à ces épisodes de plus en plus fréquents, les apiculteurs adaptent progressivement leurs pratiques : installation des ruches dans des secteurs plus ombragés,
mise en place d'abreuvoirs à proximité ou encore amélioration de l'isolation des ruches afin de limiter les effets des fortes chaleurs.

Geste du mois : Installez une coupelle de boue pour les pollinisateurs



En été, les abeilles ne recherchent pas uniquement de l'eau.
Certaines espèces d'abeilles sauvages utilisent également la terre humide pour construire ou consolider leur nid, tandis que d'autres insectes viennent y puiser les minéraux dont ils ont besoin.
Il suffit de maintenir une petite coupelle remplie de terre légèrement humide, placée dans un endroit ensoleillé et à l'abri des passages.
Discrète et très simple à réaliser, cette petite zone humide peut rapidement devenir une ressource précieuse pour de nombreux pollinisateurs durant les périodes les plus sèches.

Les textes de saisons précédents