Que se passe-t-il dans la ruche en mai ?


Chers parrains, chères marraines,

Comme vous le savez peut être, le mois de mai est souvent considéré comme l’un des plus importants de l’année pour les abeilles… et pour la biodiversité.
C’est un mois marqué par une forte mobilisation autour de la protection des pollinisateurs et de la nature,
notamment avec la Journée mondiale des abeilles le 20 mai et la Journée internationale de la biodiversité le 22 mai,
ainsi que de nombreuses initiatives partout en France.



Par exemple, du 9 au 24 mai 2026 se tient la Semaine des fleurs pour les abeilles, une opération nationale qui encourage la plantation de ressources mellifères afin de soutenir les pollinisateurs.
À cette occasion, vous retrouverez dans la section “geste du mois” les fleurs à planter pour soutenir les pollinisateurs.
Et vous pourrez faire le plein de graines à semer chez nos amis des Dorloteurs d'Abeilles : ici

Que se passe-t-il dans la ruche au mois de mai ?

En mai, la colonie atteint son pic de développement.
La population est à son maximum et peut atteindre plusieurs dizaines de milliers d’abeilles. La reine pond à un rythme très soutenu et le couvain occupe une grande partie de la ruche.
Les ressources florales sont particulièrement abondantes à cette période. On retrouve notamment :
l’acacia
• le trèfle
• les arbres fruitiers tardifs
• de nombreuses fleurs sauvages

Ces floraisons fournissent nectar et pollen en grande quantité, indispensables à la fois pour nourrir la colonie et produire les premières miellées importantes.
les butineuses multiplient les allers-retours, la transformation du nectar en miel s’accélère et les réserves commencent à se constituer sérieusement.
Mais cette période est aussi marquée par un phénomène majeur : l’essaimage.
Lorsque la colonie devient trop populeuse, elle se divise naturellement. Une partie des abeilles quitte la ruche avec une reine pour former une nouvelle colonie. 
C’est le cœur de la dynamique de reproduction des abeilles.

 Et du côté de l’apiculteur ?

Mai est un mois extrêmement actif pour l’apiculteur.
Son rôle est d’accompagner une colonie à son maximum de développement tout en anticipant les déséquilibres possibles.
Il doit notamment :
• surveiller la place disponible dans la ruche
• ajouter des hausses pour permettre le stockage du miel
• contrôler la présence de cellules royales (signe d’essaimage)
• suivre l’état sanitaire des colonies

La gestion de l’essaimage est un enjeu central.
L’apiculteur peut intervenir pour limiter les départs d’essaims, ou au contraire les accompagner dans une logique de multiplication des colonies.
C’est également une période stratégique pour la future récolte.
Les conditions météorologiques jouent un rôle déterminant car une météo stable et chaude favorise des miellées abondantes, tandis qu’un printemps instable peut fortement impacter la production.

Zoom sur : L’essaimage

Au mois de mai, il n’est pas rare d’observer des essaims d’abeilles. C’est la période où ce phénomène atteint son pic.
L’essaimage est un processus naturel de reproduction de la colonie.

Lorsque la ruche devient trop peuplée, une partie des abeilles quitte la colonie avec une reine pour aller s’installer ailleurs.
Concrètement, cela se traduit par un regroupement parfois impressionnant de milliers d’abeilles, souvent accroché à une branche, un mur ou un mobilier extérieur.
Même si la scène peut surprendre, il est important de le rappeler que un essaim est généralement calme et peu agressif
À ce moment-là, les abeilles n’ont ni ruche ni couvain à défendre, ce qui les rend beaucoup moins enclines à piquer.

Que faire si vous apercevez un essaim ?

Les bons réflexes sont simples :
• Ne pas paniquer et garder ses distances
• Ne pas tenter de le déplacer ou de le détruire
• Éviter les gestes brusques ou les vibrations à proximité

Dans la grande majorité des cas, l’essaim repartira de lui-même en quelques heures ou quelques jours.
Si ce n’est pas le cas, la meilleure solution est de contacter un apiculteur.
Il pourra venir récupérer l’essaim en toute sécurité pour lui donner une nouvelle ruche.
Vous pouvez trouver facilement un apiculteur proche de chez vous via ce site :
https://www.recuperation-essaim-abeilles.com


Geste du mois : Favoriser les floraisons longues plutôt que ponctuelles



À l’occasion de la Semaine des fleurs pour les abeilles, organisée chaque année au mois de mai, chacun peut agir concrètement en choisissant des plantes réellement adaptées aux besoins des pollinisateurs.

Toutes les fleurs ne se valent pas.
Certaines variétés horticoles, très esthétiques, produisent peu ou pas de nectar et de pollen. À l’inverse, les plantes mellifères sont spécifiquement riches en ressources alimentaires pour les abeilles.
Pour être vraiment utile, il est recommandé de privilégier :
• des plantes riches en nectar et en pollen
• des fleurs simples (plus accessibles que les fleurs doubles)
• une diversité de floraisons pour assurer une ressource continue

Au mois de mai, plusieurs plantes sont particulièrement intéressantes :
• la bourrache, très riche en nectar et très visitée par les abeilles
• le trèfle, ressource abondante et durable
• la sauge et le thym, faciles à cultiver même en pot
• la lavande, qui attire de nombreux pollinisateurs sur une longue période

Ces plantations, même sur de petites surfaces, permettent de créer de véritables zones de ressources au moment où les colonies sont à leur maximum d’activité.

Le 24 avril, nous avons déjà consommé ce que la Terre peut produire en un an…

Une date importante est presque passée inaperçue cette année : le 24 avril, la France a atteint son Jour du dépassement.

Concrètement, cela signifie que si toute l’humanité vivait comme nous, nous aurions déjà consommé, en seulement quatre mois, toutes les ressources que la planète est capable de régénérer en un an.

Ce qui interpelle c'est que nous ne sommes même pas à la moitié de l’année… et nous vivons déjà à crédit sur la nature.

Forêts, eau, sols, énergie, biodiversité… nous consommons plus vite que la Terre ne peut se renouveler. À l’échelle mondiale, si chacun adoptait notre mode de vie,
il faudrait près de 3 planètes pour répondre durablement à nos besoins.

Derrière ces chiffres, il y a une réalité alarmante :
des milieux naturels qui s’appauvrissent, des saisons de plus en plus imprévisibles, et une biodiversité qui s’affaiblit…
y compris les pollinisateurs, dont le rôle est pourtant essentiel à nos écosystèmes et à notre alimentation.


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